Poésie d’octobre 2019

Cette année, je voulais tenter le « Writober »: écrire chaque jour du mois d’octobre. Après seulement 3 jours, je me suis rendue compte que je me donnais un défi qui ne me convenait pas, surtout selon ma réalité. Depuis un bon moment, j’ai de la difficulté à créer ne serait-ce qu’une fois par semaine. Me dire que j’allais le faire chaque jour, au final, c’était tout simplement irréaliste, même si je possédais toute la motivation du monde.

Malgré tout ce que j’ai appris sur moi et mon processus de création, de beaux textes sont nés et je souhaitais les partager en un seul endroit. C’est donc, en quelque sorte, le retour de mes partages de création mensuels!

Photo by remi skatulski on Unsplash

1er octobre

Il y a cette odeur humide qui lui traverse l’esprit alors qu’elle piétine la terre et les roches. Il y a aussi ces bruits de craquements discrets et réconfortants. Ses yeux ne savent plus quelle feuille admirer, quelle douceur ressentir. Son cœur bat maintenant au rythme de la pluie qui tombe, effleurant les fragiles arbres devant elle. Immobile et figée par le smog, elle ferme ses paupières pour figer cette chaleur dont elle aura besoin durant les jours plus froids. Dans la paume de ses mains, elle observe l’accalmie d’octobre, les frissons de fraîcheur et les couleurs qui réchauffent les entrailles. Elle les portera à sa bouche, certaine d’avaler ces souvenirs dans son coffre-fort avant de se laisser tomber mollement dans l’herbe mouillée.

Photo by Ethan Hoover on Unsplash

2 octobre

Les heures lui donnaient des frissons, sans savoir que c’est lui qui lui en donnerait un peu plus tard durant cette soirée. C’était un après-midi de septembre où le soleil réchauffait les cœurs solitaires et où le destin livrait une promesse en cachette. Elle ignorait tout, mais se doutait de quelque chose. Elle se demandera toujours s’il le ressentait, lui aussi, au fond de son ventre cette journée-là. Cette énergie puissante qui les frappait avant même qu’ils ne se rencontrent, avant même que leurs mains ne se saluent. Avant même de mettre les pieds devant lui, elle sentait qu’un sourire grandiose allait renverser ses lendemains.

Photo by Samuel Ferrara on Unsplash

3 octobre

Comme c’est
précieux
ton sourire et tes
amours.
Précieuse chaleur vibrante entre nos
mains.

Tu ressembles aux forts arbres
débout, survivants
aux rudes fraicheurs de janvier.
Tu ressembles à l’orage de septembre
puissant, mais charmeur
alors que tu dessines des histoires tendres
dans
nos yeux.

4 octobre

Mes pieds lourds
écrasent les fleurs et les
eaux troubles

Je rampe
de maladresses
seulement pour agripper
un morceau de
toi.

Jessica

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